Le Mexique abrite une multitude de plages encore préservées, loin des grandes stations balnéaires fréquentées. Entre sable blond, eaux turquoise, mangroves et déserts côtiers, ces coins reculés offrent une autre facette du pays, plus intime et sauvage.
Sur ces plages secrètes, on vient pour ralentir, marcher des kilomètres sans croiser grand monde, camper sous les étoiles ou simplement profiter du calme. Que vous soyez amateur de nature brute, de petites îles discrètes ou de criques protégées, il existe forcément un rivage mexicain qui vous correspond.
Ce guide vous propose un tour d’horizon des plus belles plages cachées du pays, en passant par le Chiapas, le Yucatán, la Basse-Californie ou encore la côte pacifique. L’idée n’est pas de tout voir, mais de vous donner des pistes pour choisir l’escapade qui vous fera vraiment déconnecter.
Préparez-vous à découvrir des bancs de sable déserts, des lagunes peu connues, des baies protégées et des villages où le temps semble s’être arrêté. Voici une sélection de plages secrètes à découvrir lors de votre prochain voyage au Mexique.
Comment sont les plages au Mexique ?
Les plages du Mexique sont extrêmement variées. Sur la côte caraïbe, les eaux sont souvent translucides, avec un sable blanc très fin et des fonds propices au snorkeling. Sur le Pacifique, les rivages sont plus sauvages, parfois bordés de falaises, avec des vagues plus fortes idéales pour le surf.
Dans certains États comme le Chiapas, Oaxaca ou le Michoacán, les plages restent encore très peu développées. On y trouve des villages de pêcheurs, des zones protégées pour les tortues, des mangroves et de longues étendues de sable quasi désertes. D’autres régions, comme la Basse-Californie ou le golfe du Mexique, offrent des paysages uniques où le désert rejoint la mer.
Plages secrètes et sauvages du Pacifique
La côte pacifique mexicaine abrite de nombreuses plages isolées, souvent difficiles d’accès, mais idéales pour ceux qui recherchent la tranquillité et les grands espaces. Du Chiapas au Sinaloa, ces rivages sont encore préservés du tourisme de masse.
-
Puerto Arista (Chiapas)
Puerto Arista se situe à environ deux heures de Tuxtla Gutiérrez. L’ambiance y est conviviale et détendue, même en haute saison. On peut y marcher longtemps sur la plage pour admirer le coucher de soleil, souvent presque seul, jouer au football avec les enfants du village ou simplement profiter du calme. Les restaurants sont simples et informels, à l’image du lieu. -
Playa La Llorona (Michoacán)
Cette plage doit son nom au sable qui semble « pleurer » lorsqu’on y marche, tant il est compact. Aucun hôtel ni restaurant : c’est un endroit totalement rustique, parfait pour camper avec sa propre tente. En longeant les gros rochers, on peut découvrir de petites plages encore plus isolées, idéales pour se retrouver seul face à l’océan. -
Laguna de Chacahua (Oaxaca)
Le parc national Lagunas de Chacahua, sur la côte d’Oaxaca, est un site peu connu qui abrite tortues luth, crocodiles et de nombreux oiseaux. Le village est rustique et l’atmosphère très paisible. On vient ici pour marcher sur des kilomètres de plages vierges et goûter des spécialités locales comme les tamales de tichinda, une palourde de rivière. -
Plage de Chachalacas (Veracruz)
À une heure du port de Veracruz, Chachalacas est une plage encore très peu construite, avec seulement quelques petits hôtels et palapas. Ses grandes dunes donnent l’impression d’être au milieu du désert. Les vagues sont calmes, ce qui en fait un lieu agréable pour la baignade. À proximité, une zone archéologique permet de combiner plage et visite culturelle. -
L’Himalaya (Sonora)
Dans l’État de Sonora, les plages sont marquées par le contraste entre le désert aride et la mer d’un bleu profond. L’Himalaya, près de Guaymas, doit son nom à ses falaises volcaniques dont les veines jaunes, rougeâtres et orangées rappellent une chaîne de montagnes. Une grotte creusée par l’océan abrite une petite plage secrète. On profite de la région tout en séjournant à Guaymas, qui offre tous les services nécessaires. -
Baie de Santa María (Sinaloa)
La Bahía de Santa María est une zone de protection de la flore et de la faune, l’un des systèmes de zones humides côtières les plus importants du nord-ouest du pays. On y observe une grande diversité d’oiseaux, de reptiles, de poissons et de mammifères. La navigation vers l’île d’Altamura, avec ses dunes impressionnantes et ses bancs de sable, permet de découvrir des paysages côtiers encore très peu fréquentés. -
Piedra de Tlacoyunque (Guerrero)
Située entre Acapulco et Zihuatanejo, cette plage fait partie d’une zone protégée d’environ 29 hectares. Son attraction principale est une falaise haute de 35 mètres, creusée par les vagues, qui abrite une petite plage cachée. C’est aussi un site important de ponte pour différentes espèces de tortues marines. Quelques hébergements de style cabane à proximité permettent de dormir au plus près de la mer. -
Baie de Cacaluta (Oaxaca)
Vue du ciel, la baie de Cacaluta a la forme d’un cœur. Elle se compose de deux plages : la plage de Cacaluta, aux vagues puissantes et au sable grossier mêlé de restes de coraux et de coquillages, et la plage d’Arroyo, plus petite et calme. Cette dernière est peu visitée par les touristes mais très fréquentée par les oiseaux migrateurs. On y accède en bateau depuis Santa Cruz Huatulco. -
Playa Escondida (Veracruz)
Dans la région de Los Tuxtlas, Playa Escondida porte bien son nom. Après une déviation depuis la route principale, il faut continuer à pied ou à cheval, car il n’existe pas de route goudronnée jusqu’à la mer. La récompense est une plage isolée entourée de jungle. Il n’y a pas d’hôtel sur place : mieux vaut apporter une tente et profiter de la cuisine locale à base de fruits de mer dans les environs.
Plages et déserts côtiers de Basse-Californie
En Basse-Californie du Sud, le paysage est marqué par la rencontre spectaculaire entre le désert et la mer. Les plages y sont souvent calmes, avec une eau claire idéale pour le kayak, la plongée avec tuba et le camping en bord de mer.
-
Plage d’El Requesón (Baja California Sur)
El Requesón se distingue par son sable clair, un ciel dégagé et la silhouette du désert en arrière-plan. La plage se trouve sur un bras de terre qui s’avance dans la mer de Cortés et rejoint une île du même nom, au cœur de la Bahía de la Concepción. On y accède par la route transpéninsulaire 1, depuis Loreto, La Paz ou Mulegé. C’est un endroit parfait pour camper, observer le ciel étoilé et pratiquer le kayak ou le snorkeling.
Plages secrètes des Caraïbes et cénotes
Sur la côte caraïbe, certaines plages restent relativement confidentielles malgré la proximité de grandes destinations touristiques comme Cancún, Tulum ou Playa del Carmen. Elles séduisent par leurs eaux calmes, leurs bancs de sable peu fréquentés et parfois la présence de cénotes ou de piscines naturelles.
-
Île Holbox (Quintana Roo)
Holbox, dont le nom signifie « trou noir » en maya, est une île paisible au large de la péninsule du Yucatán. On y accède par la route depuis Cancún puis en bateau. L’ambiance est beaucoup plus tranquille que sur le continent. On peut marcher sur un banc de sable en pleine mer, observer étoiles de mer, raies, poulpes et coquillages, et, en été, nager avec les requins-baleines lors de leur migration. -
Caleta Tankah (Quintana Roo)
À quelques kilomètres au nord de Tulum, Caleta Tankah est une crique particulière où des courants d’eau douce souterraine forment une vaste piscine naturelle. Sa couleur et sa température diffèrent de celles de la mer. Les rochers protègent la crique des vagues, ce qui garantit une baignade très calme. En saison de ponte, des tortues viennent y construire leurs nids. Un seul hôtel est installé tout près de la plage, ce qui préserve sa tranquillité. -
Plage de Xpu-ha (Quintana Roo)
Située à une vingtaine de kilomètres de Playa del Carmen, Xpu-ha est une plage encore relativement épargnée par les grandes infrastructures. Les rangées de palmiers, les criques rocheuses et la faune abondante lui donnent un air de plage vierge. L’eau est d’un turquoise limpide, le sable blanc et les vagues douces. On peut y louer un kayak, puis suivre les indications pour atteindre le cénote Manatí, au nord, parfois presque désert selon la saison.
Plages discrètes du golfe du Mexique et du Yucatán
Le golfe du Mexique et la côte du Yucatán abritent des plages moins connues que celles de la Riviera Maya, mais tout aussi séduisantes. Entre ports historiques, réserves naturelles et petites péninsules, ces rivages sont parfaits pour un séjour calme et dépaysant.
-
Plage de Chachalacas (Veracruz)
Au nord de Veracruz, Chachalacas combine plage, dunes spectaculaires et ambiance simple. C’est un bon point de chute pour qui souhaite découvrir à la fois le littoral du golfe et les sites archéologiques de la région. -
Playa Escondida (Veracruz)
Dans la région de Los Tuxtlas, cette plage isolée se rejoint à pied ou à cheval, à travers la jungle. Sur place, pas d’hôtels : le camping est la meilleure option pour profiter du site, avec en prime une excellente cuisine de fruits de mer dans les villages voisins. -
Isla Arena (Campeche)
À l’extrême nord de l’État de Campeche, Isla Arena est en réalité une péninsule reliée à l’une des plus importantes réserves naturelles du pays, le parc de Los Petenes. Depuis le centre d’écotourisme Carey, géré par des pêcheurs locaux, on peut partir en bateau observer les flamants roses, visiter les marais salants et se baigner dans une mer bleu-vert généralement très calme. Des cabanes climatisées en bord de plage permettent de passer la nuit sur place. -
Sisal (Yucatán)
Ancien port d’exportation de la fibre de henequen, Sisal est aujourd’hui un village tranquille tourné vers la mer. Ses plages au sable clair donnent sur une eau peu profonde et paisible, où l’on peut marcher loin sans perdre pied. La promenade et la jetée récemment rénovées, avec leurs lampadaires blancs et les célèbres sièges « Tú y Yo » inspirés de Mérida, créent une atmosphère romantique. On y accède en voiture depuis la capitale du Yucatán.
Baies cachées et criques isolées du Pacifique
Entre Jalisco, Nayarit et Oaxaca, la côte pacifique recèle de petites baies en arc de cercle, protégées par la végétation et accessibles uniquement par bateau ou par des chemins secondaires. Ces coins intimes sont parfaits pour se sentir loin du monde, tout en restant à quelques kilomètres de destinations plus connues.
-
Plage de Majahuitas (Jalisco)
À une trentaine de kilomètres de Puerto Vallarta, Majahuitas est accessible en bateau depuis Playa de los Muertos, ou via Boca de Tomatlán en combinant route et panga. La plage est une baie semi-circulaire de sable clair, encerclée par la végétation de la réserve naturelle d’El Tuito. On y trouve un petit récif de corail et des grottes sous-marines. Le seul hébergement sur place est un resort de taille réduite, tourné vers une gestion sociale et écologique de ses installations. -
Punta Monterrey (Nayarit)
Sur la route Tepic–Vallarta, non loin de Sayulita, Punta Monterrey est dissimulée derrière une forêt tropicale dense et des formations rocheuses. La plage forme un large fer à cheval de sable brun, bordé de vagues régulières. Un unique petit hôtel, d’une capacité restreinte, propose des cabanes et bungalows, parfois utilisés pour des retraites, dîners privés ou séances de yoga. Le lieu est isolé, sans réseau mobile, ce qui en fait une vraie parenthèse hors du temps. -
Plage de Litibú (Nayarit)
Au nord-est de la péninsule de Punta de Mita, Playa Litibú est une alternative plus discrète aux grands complexes de la région. La plage forme un croissant de sable doré, bordé de végétation tropicale et de palmiers. Malgré la présence d’un golf à proximité, l’immensité de la baie donne un vrai sentiment d’espace. Certains hôtels en bord de mer se distinguent notamment par leurs piscines à débordement tournées vers l’océan. -
Baie de Cacaluta (Oaxaca)
Proche de Huatulco, cette baie en forme de cœur offre deux plages complémentaires : l’une plus agitée, idéale pour profiter du paysage depuis le sable, l’autre plus calme, surtout fréquentée par les oiseaux. On y accède en bateau, ce qui limite naturellement le nombre de visiteurs et contribue à préserver la tranquillité du site.
Écotourisme et séjours en coopérative
Sur plusieurs de ces plages secrètes, l’accueil et les activités sont organisés par des communautés locales ou des coopératives. Ces projets privilégient de petites capacités d’hébergement, des matériaux locaux et la protection de l’environnement.
-
El Madresal (Chiapas)
Depuis Tonalá, on rejoint l’embarcadère qui mène au centre d’écotourisme El Madresal, installé sur une petite île entourée de mangroves. Sur place, les membres de la coopérative gèrent les hébergements simples, les balades dans les mangroves et la restauration à base de fruits de mer très frais. C’est un lieu où l’on vient avant tout pour se reposer dans un hamac, se baigner et profiter du calme. -
Isla Arena (Campeche)
Le centre d’écotourisme Carey, sur Isla Arena, est également administré par des pêcheurs locaux. Outre les excursions naturalistes dans la réserve de Los Petenes, il propose un restaurant de spécialités de la mer et des cabanes en bord de plage, climatisées, d’où l’on n’entend presque que le bruit des oiseaux et de la mer.
Organiser son voyage vers les plages secrètes du Mexique
Explorer ces plages peu connues demande parfois un peu plus d’organisation que de rester dans les grands centres touristiques : routes secondaires, trajets en bateau, séjours en coopérative ou en camping. En contrepartie, la récompense est immense : des paysages intacts, une atmosphère paisible et souvent un accueil chaleureux.
Que vous optiez pour une île des Caraïbes, une baie cachée du Pacifique, une plage du désert de Basse-Californie ou un village historique du Yucatán, l’important est de prendre le temps. Respecter les lieux, suivre les recommandations locales et voyager léger vous permettront de profiter pleinement de ces rivages encore préservés.
Vous savez désormais où dénicher quelques-unes des plus belles plages secrètes du Mexique. Si vous souhaitez approfondir ou préparer un itinéraire plus détaillé, n’hésitez pas à demander conseil.