Située au cœur du Mexique, La Valenciana est surtout connue pour son église majestueuse et sa mine d’argent, deux sites emblématiques qui témoignent du passé prospère de la région de Guanajuato. Ces lieux chargés d’histoire attirent aujourd’hui les visiteurs curieux de découvrir l’héritage colonial et religieux de la ville.
Construite au XVIIIᵉ siècle, l’église de La Valenciana impressionne par son style baroque exubérant et son décor luxueux, marqué notamment par l’usage de feuilles d’or. À quelques pas, la mine du même nom rappelle l’intense activité minière qui a façonné le destin de Guanajuato et contribué à sa richesse.
Ces deux sites, étroitement liés, permettent de mieux comprendre comment l’exploitation de l’argent a influencé l’architecture, l’art religieux et la vie quotidienne des habitants. Ensemble, ils forment un ensemble patrimonial aujourd’hui reconnu à l’échelle mondiale.
Dans les sections qui suivent, vous trouverez une présentation de l’église de La Valenciana, une description de son architecture, un aperçu de son histoire, puis un focus sur la mine et sur les grandes étapes de son exploitation.
Église de La Valenciana
D’un style churrigueresque, l’église de La Valenciana, également appelée San Cayetano, est un édifice mexicain construit à l’ouverture de la mine du même nom. À l’origine de ce monument se trouve Antonio de Ordóñez y Alcocer, propriétaire de la mine, qui souhaitait exprimer sa reconnaissance à son saint protecteur.
Son intention était de remercier Saint Cajetan pour les richesses fournies par la mine. Cela explique le luxe et le prestige visibles dans la décoration intérieure, avec notamment l’utilisation généreuse de feuilles d’or. L’église accueille aujourd’hui le Festival Internacional Cervantino, ce qui en fait un lieu vivant autant qu’un monument historique.
Description de l’église La Valenciana
L’église La Valenciana se trouve sur un versant de la plus grande colline de Guanajuato, en direction de Dolorès Hidalgo. Son matériau principal est une pierre volcanique de couleur rose, qui a permis d’édifier un mur surmonté de merlons et de créer un ensemble visuellement remarquable.
Cette pierre rose a été sculptée de manière originale pour former les retables qui encadrent les différentes entrées du monument. On y remarque une imposante coupole octogonale sur plan en croix latine, ainsi que trois grands retables churrigueresques, tous recouverts de feuilles d’or. Le retable central est dédié à Saint Cajetan.
L’église conserve encore une partie de son mobilier d’origine, ce qui permet aux visiteurs d’avoir un aperçu de la décoration d’antan. Juste à côté se trouvent les archives de l’Université de Guanajuato, renforçant le caractère culturel et historique du site.
Historique de La Valenciana
La construction de l’édifice remonte à 1775. Il fait partie des nombreuses églises édifiées grâce aux mines d’or et d’argent de la région, à une époque où l’essor minier permettait de financer des œuvres religieuses ambitieuses. Pour la population, ces constructions étaient une manière de rendre grâce aux saints.
La particularité de La Valenciana tient notamment au parcours de son propriétaire, qui connut de nombreux échecs avec d’autres mines avant d’acquérir, en 1558, la mine de La Valenciana. Le succès de cette exploitation a permis l’édification de l’église et le faste qui la caractérise encore aujourd’hui.
La mine de La Valenciana
La mine de La Valenciana est située à environ 6 km du centre historique de Guanajuato. Il s’agit d’une mine d’argent dont l’exploitation a commencé au XVIᵉ siècle, avec une extraction particulièrement abondante.
Elle fut longtemps considérée comme la mine d’argent la plus prospère, assurant plus de la moitié de la production de toute la Nouvelle-Espagne. Aujourd’hui, elle appartient à la Société coopérative Santa Fe des mines métallurgiques de Guanajuato, ce qui permet la poursuite de son exploitation.
Histoire de la mine de La Valenciana
La découverte de la mine est généralement datée autour de 1548. Cependant, son exploitation n’atteint son apogée qu’à partir de 1768, avec une production si importante qu’elle représenta jusqu’à 60 % de la production mondiale d’argent au début des années 1800.
Face à la générosité exceptionnelle du sous-sol, Antonio de Obregón y Alcocer obtient un prêt du marchand de la mine Rayas, Pedro Luciano Otero, ce qui permet d’intensifier l’exploitation à partir de 1768. Vingt ans plus tard, son fils Antonio Alonso de Obregón y de la Barreda lui succède à la tête de la mine.
En 1803, la mine pouvait déjà être exploitée jusqu’à 185 m de profondeur, un seuil ensuite porté à 514 m en 1815. Ces chiffres illustrent l’ampleur des travaux entrepris et l’importance stratégique de La Valenciana dans l’histoire minière de la région.
En savoir plus et poursuivre la découverte
Vous savez à présent tout ce qu’il faut savoir sur La Valenciana de Guanajuato. Si vous souhaitez en savoir davantage ou préparer une visite, n’hésitez pas à rechercher des informations complémentaires ou à contacter des spécialistes locaux.