Le Mexique est connu pour la richesse et la diversité de sa culture. Parmi les éléments les plus emblématiques, le chapeau occupe une place de choix. Il ne se limite pas à un simple accessoire vestimentaire : il reflète aussi des traditions, des métiers, des régions et des histoires transmises au fil du temps.
Le célèbre sombrero, avec ses larges bords, en est sans doute l’exemple le plus connu. Porté à l’origine par des travailleurs et des gens de la classe moyenne, il est aussi devenu un symbole festif, souvent associé aux fêtes, aux mariachis et aux célébrations populaires. Son rôle pratique reste pourtant essentiel : protéger efficacement du soleil dans un pays où la chaleur peut être accablante.
Au-delà de cette image iconique, le Mexique compte une grande variété de chapeaux, façonnés par les particularités de chaque région, par le climat et par le savoir-faire artisanal. Chaque modèle raconte une histoire différente, liée aux matériaux utilisés, aux techniques de tissage et aux usages quotidiens ou cérémoniels.
Ce contenu propose un aperçu de l’histoire du chapeau mexicain et met en lumière plusieurs types de chapeaux traditionnels encore présents aujourd’hui. Il ne prétend pas trancher tous les débats sur leurs origines, mais offre des repères pour mieux comprendre ces pièces incontournables de la culture mexicaine.
Histoire du chapeau mexicain
Le terme sombrero est aujourd’hui spontanément associé au chapeau mexicain à larges bords, mais son histoire est plus complexe. Dans les temps modernes, on le considère comme un symbole du Mexique, pourtant ses racines remontent à l’Espagne, où l’on portait déjà au XVIIe siècle des chapeaux dits cordouans, caractérisés par des bords très larges.
Le chapeau cordouan se distingue par une calotte plate d’environ 10 à 12 cm de hauteur et un bord plat, relativement court, de 8 à 12 cm de largeur. De cette forme et de ces usages se seraient progressivement inspirés différents modèles, dont certains adoptés et adaptés sur le continent américain.
L’origine exacte du chapeau mexicain reste cependant sujette à controverse. Plusieurs théories coexistent :
- Selon certains, ces chapeaux auraient été fabriqués par des métis d’origine européenne et amérindienne qui travaillaient dans le sud des États-Unis et au Mexique, cherchant une protection efficace contre le soleil.
- D’autres avancent qu’ils auraient été créés par des cavaliers de Guadalajara, capitale de l’État de Jalisco, qui les auraient intégrés à leurs uniformes.
- Une autre hypothèse évoque les premiers cow-boys installés au Texas, qui auraient adopté le chapeau espagnol pour se prémunir des coups de soleil intenses.
Au fil du temps, ce chapeau très particulier et expressif s’est diffusé et a connu différentes variantes, y compris en dehors du Mexique. On en retrouve par exemple une version en Colombie, notamment parmi les tribus Zen, ce qui montre l’ampleur de son influence dans plusieurs régions du continent.
Les différents chapeaux mexicains
Les chapeaux mexicains font encore partie intégrante de l’habillement de nombreuses personnes, en particulier des hommes. Ils semblent ne jamais vraiment se démoder. S’ils sont aujourd’hui davantage portés dans certaines régions que dans d’autres, leur présence reste marquée dans la vie quotidienne comme dans les événements festifs.
La diversité de ces chapeaux est étroitement liée au climat et à la localisation au sein du pays. Un modèle ne se porte pas de la même façon dans une région chaude et sèche que dans une zone côtière humide. Parmi cette grande variété, plusieurs types se distinguent par leur histoire et leurs caractéristiques.
Le chapeau mexicain jipijapa
Le chapeau jipijapa est intimement lié à la ville de Bécal, située au nord de l’État de Campeche. Selon les récits historiques, le premier chapeau jipijapa mexicain y aurait été tissé en 1872. Depuis, des centaines de familles se sont consacrées à la fabrication de ces chapeaux, qu’elles commercialisent de Bécal vers différentes régions du pays.
Ces chapeaux sont confectionnés à partir de feuilles du palmier jipijapa. Leur apparence se reconnaît notamment à un ruban noir entourant la base de la calotte, élément distinctif de ce modèle. La tradition du tissage se transmet de génération en génération, perpétuant ainsi un savoir-faire artisanal profondément ancré dans la vie locale.
Le chapeau chaud (calentano)
Les chapeaux dits Calentano sont typiques de la région des Tierras Calientes. Ils seraient nés plus précisément dans la ville de Tlapehuala, dans l’État de Guerrero, où des artisans ont commencé à les tisser à partir de palme royale.
Ce chapeau se caractérise par une couronne haute et droite, et par de larges ailes recourbées vers le haut. Comme pour d’autres modèles traditionnels, un ruban noir est souvent associé à ce type de chapeau. Sa valeur peut varier selon la finesse du travail : un chapeau doté de plus de tours qu’à l’ordinaire et cousu entièrement à la main est généralement considéré comme plus précieux.
Le chapeau côtier
Le chapeau côtier est traditionnellement fabriqué dans l’État de Guerrero et fait partie des modèles les plus populaires. Il est fréquemment porté par les politiciens lors de déplacements en milieu rural, mais aussi par la classe ouvrière qui travaille dans les champs.
Ce chapeau est réalisé à partir de palmes très épaisses, ce qui lui confère une bonne résistance aux variations de climat. Ses ailes sont longues, épaisses et semi-incurvées, offrant une protection appréciable contre le soleil. Il comporte également des ouvertures permettant une meilleure ventilation, détail important dans les régions chaudes où il est le plus utilisé.
Conclusion
Vous savez à présent l’essentiel sur l’histoire et quelques types de chapeaux au Mexique. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à nous écrire.